Coquilles Saint-Jacques: la Commission européenne appelle à un accord "à l'amiable"

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Au coeur de cette " bataille navale", un gisement de coquilles Saint-Jacques dans les eaux internationales de la Baie de Seine, dont les pêcheurs français veulent éloigner les bateaux britanniques.

"Cela fait plusieurs années que les relations se tendent entre pêcheurs des deux côtés de la Manche". Des pourparlers auraient déjà démarré en coulisses, selon une journaliste du Guardian qui évoque, sur Twitter, un échange entre les deux ministres de l'Agriculture, le Français Stéphane Travert et le Britannique George Eustice. Pour cause, la réglementation européenne donne tort aux pêcheurs français dans ce dossier.

Au petit matin, une trentaine de chalutiers français ont encerclé quatre navires britanniques afin de leur faire rebrousser chemin. Ils se sont frictionnés.

La prochaine fois que les pêcheurs britanniques reviennent sur la zone, ils pourraient être accompagnés de militaires.

"Nous recommandons à toutes les parties de garder leur calme car, au vu des vidéos, certains bateaux ont manoeuvré de manière très dangereuse", a réagi auprès de l'AFP Barrie Deas, directeur général de la Fédération britannique des organisations de pêcheurs, ajoutant avoir demandé la protection du gouvernement britannique pour leurs navires "qui pêchent légitimement" en Manche.

Les pêcheurs français, qui pêcheront la coquille du 1er octobre au 15 mai, tentent de préserver cette ressource en demandant aux Britanniques de rester au nord d'une ligne allant de Barfleur, dans la Manche, au Cap d'Antifer, en Seine-Maritime.

Les pêcheurs normands réclament que les Britanniques respectent leur calendrier au large des côtes françaises, et attendent donc le 1er octobre pour relancer la pêche du coquillage.

Des accords annuels avaient été conclus ces cinq dernières années pour apaiser les relations mais les Français ont refusé de les signer cette année, du fait d'un "point de blocage".

Nombreux ont été ceux qui ont soutenu les mesures prises par les pêcheurs français. Selon eux, les Britanniques et les Irlandais exercent au contraire une pêche industrielle sur des bâtiments de plus de 30 mètres, dont le plus gros peut surgeler les coquilles à bord.

Or " la pêche à la coquille tient à bout de bras la pêche normande", d'après le responsable. Ces dernières pourraient en effet résoudre le problème.

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