Chasse: Emmanuel Macron d'accord pour diviser le prix du permis par deux

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Une fleur faite aux chasseurs.

Une "contribution biodiversité obligatoire" sera également mise en place sur tous les permis de chasse afin "de dégager 16 millions d'euros par an d'actions nouvelles dédiées à l'entretien des milieux". Lors de la réunion de lundi, à laquelle participaient notamment le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et le président de la FNC Willy Schraen, la liste de six premières espèces qui seront concernées d'ici la fin de l'année par cette "gestion adaptative" a été annoncée, dont oies cendrées, grands tétras, tourterelles des bois et barges à queue noire. Il n'est possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année, selon la FNC.

Le gouvernement a annoncé en mai qu'il préparait une réforme de la chasse comprenant une baisse du prix du permis, d'actuellement 400 euros par an.

Ce vendredi 17 août 2018, Emmanuel Macron a présenté les premiers arbitrages sur la réforme de la chasse. La nouvelle "gestion adaptative" discutée depuis plusieurs mois repose sur un renforcement de la collecte des données sur l'état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs. Son président, Allain Bougrain-Dubourg, a regretté sur plusieurs médias "qu'en France, on chasse 64 espèces différentes d'oiseaux" alors que, dans "le reste de l'Europe, c'est 14 espèces".

La "goutte d'eau" pour Nicolas Hulot? Comme il l'avait déjà annoncé au printemps, Emmanuel Macron a accepté de diviser par deux le prix du permis national de chasse.

Ces projets inquiètent la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). " Parmi les 64 espèces chassées en France, il y en a 20 qui sont sur la liste rouge des espèces menacées " de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN), a-t-il dénoncé. Il raconte qu'un lobbyiste de la chasse était présent à une réunion à l'Elysée de préparation de la réforme de la chasse.

Portée par une volonté de communiquer sans précédent, la Fédération Nationale des Chasseurs souhaite, avec le soutien financier de la Fondation François Sommer, expliquer au grand public l'action des chasseurs en matière de biodiversité. " Ça va paraître anecdotique mais pour moi c'était symptomatique et c'est probablement un élément qui a achevé de me convaincre que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner ", a expliqué l'ancien membre du gouvernement à propos de " la présence des lobbies dans les cercles du pouvoir ".

Son plaidoyer en faveur dun retour des chasses présidentielles - supprimées et remplacées par des "battues de régulation" sous la présidence de Nicolas Sarkozy - nétait également pas passé inaperçu, tout comme son déplacement à Chambord en décembre 2017 pour un week-end privé au cours duquel il avait rencontré des membres de la FNC.

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