Le ministre italien des Transports invite l'UE à sanctionner Malte — Migrants

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Selon lui, les migrants secourus en Méditerranée doivent être rapatriés "dans leur pays d'origine".

Les 177 passagers du "Diciotti ", navire des gardes-côtes italiens, ont été interdits de débarquer sur les terres italiennes par le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, ont rapporté mardi des médias français. Ils ont ensuite été pris en charge dans la nuit de mercredi à jeudi par le navire Diciotti des gardes-côtes italiens, qui ont évacué en urgence 13 personnes vers l'hôpital de Lampedusa, mais attendent depuis jeudi soir au large de l'île italienne l'autorisation de débarquer les autres. Mercredi, il avait laissé accoster l'Aquarius avec 141 migrants à bord après un accord pour les répartir dans plusieurs pays européens.

De son côté, Danilo Toninelli, le ministre italien des Transports, a salué dans un tweet, l'action des "vaillants garde-côtes qui ont accompli leur devoir en sauvant des vies humaines à seulement 17 km de Lampedusa", ajoutant: "Maintenant, l'Europe doit rapidement accomplir sa part".

"L'interception d'un navire qui exerce son droit à la liberté de navigation en haute mer n'est pas considérée comme un sauvetage", a souligné le ministre maltais.

"Si les autorités italiennes considèrent leur intervention comme une opération de secours, le port sûr le plus proche est Lampedusa", a précisé La Valette, assurant que dans la mesure où les Italiens ne s'étaient "pas préoccupés de la sécurité des migrants quand le bateau était dans la zone de secours libyenne", ils ne pouvaient rien exiger de Malte. Le gouvernement leur demandait d'attendre que Malte s'en charge.

Interrogés par l'AFP, les ministères italiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères n'ont pas confirmé, mais pas démenti non plus.

'Tous les bateaux utilisés par les migrants quittant la Libye ne sont pas adaptés pour ce voyage et sont automatiquement considérés comme en détresse, même s'ils ne sont pas en train de couler au moment du sauvetage', a fait valoir jeudi Flavio Di Giacomo, porte-parole en Italie de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

En juillet, ces migrants étaient restés trois jours à bord du Diciotti, le même navire qui est intervenu cette semaine, jusqu'à ce que l'Italie accepte leur arrivée après avoir obtenu que d'autres Etats européens en accueillent une partie.

Le ministre italien des Transports s'est prononcé dimanche pour des sanctions à l'encontre de Malte, qu'il accuse de refuser son aide aux migrants et de laisser Rome traiter le problème.

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