Les enfants touchés par l'épidémie d'Ebola en RDC — UNICEF

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Le Nord-Kivu, où l'épidémie a été déclarée le 1er août, est l'une des provinces les plus instables de la région. "On ne sait pas si toutes les chaînes de transmission ont été identifiées".

La plupart des cas surviennent par contact avec le sang ou les fluides corporels de personnes infectées par la maladie, mais le virus Ebola peut également être contracté par contact avec des animaux infectés, par exemple, après avoir été dépecé, cuisiné ou mangé.

Globalement, il y a eu 78 cas confirmés ou probables d'Ebola dans la province du Nord-Kivu, avec 44 décès, 24 autres cas suspects attendant une confirmation en laboratoire.

Les professionnels de santé mènent "un travail colossal pour suivre ces contacts, continuer la recherche active de cas, et pour préparer le terrain aux équipes de vaccination", affirme le ministère congolais de la Santé. IL faut vous rappeler que la Dernière Déclaration de la Directrice générale de l'OMS place cette épidémie au niveau III des urgences de santé publique, la RDC doit renforcer les mesures sanitaires de riposte notamment de surveillance et de prévention au niveau communautaire et de ses principaux points d'entrée ( Routes, aéroports et ports internationaux et nationaux). Les équipes médicales "ont commencé à utiliser la molécule thérapeutique Mab114 dans le cadre du traitement des malades" à Beni et à Mangina, épicentre de l'épidémie, selon le ministère de la Santé.

Un cas de guérison d'une fillette de 13 ans a été signalé à Beni. Deux de ces cinq cas se sont révélés positifs à la maladie à virus Ebola. L'Unicef a identifié à ce jour 53 enfants orphelins d'Ebola " selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Voisin du Nord-Kivu, l'Ouganda a évalué son éventuel plan de réponse à l'épidémie.

La RDC (ex-Zaïre) a connu dix épidémies d'Ebola depuis 1976.

" C'est la première fois que la maladie touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense", s'inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.

Rencontrée par un correspondant de l'AFP, cette cultivatrice de 26 ans affirme avoir trouvé refuge dans une église protestante à Beni après avoir fui la violence attribuée aux ADF plus au nord à Kokolo. Une femme avec une température de 39 degrés a été immédiatement conduite à l'hôpital général, a constaté l'AFP. "C'est un cas suspect", a commenté un agent sanitaire.

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