"La vérité n’est pas la vérité", assure l’avocat de Donald Trump — Affaire russe

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Dans cet entretien à la chaîne NBC dimanche, il s'était employé à justifier pourquoi M. Trump ne devait pas être interrogé par le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une possible collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire et la Russie lors de l'élection présidentielle de 2016.

"C'est l'énigme classique du "il a dit, elle a dit" ", a ainsi soutenu l'avocat.

"Parfois, une recherche approfondie peut révéler la vérité, parfois elle ne peut pas", a ajouté l'ancien maire de New York. Rudy Giuliani a également indiqué qu'il ne laisserait pas Robert Mueller pousser Donald Trump à témoigner, de peur que les enquêteurs ne piègent le président et ne le poussent au mensonge. "Pas la vérité", a-t-il dit.

"La vérité est la vérité", lui avait répliqué Chuck Todd, présentateur de l'émission dominicale Meet the Press.

"Non, ce n'est pas la vérité". L'avocat du président américain, Rudy Giuliani, a désormais fait savoir que " la vérité n'est pas la vérité ".

" Lundi n'est pas lundi", a déclaré un journaliste de CNN.

Mais d'autres ont pris le sujet plus au sérieux.

Aux yeux de l'ancienne procureure fédérale américaine Joyce Vance, si un avocat en vient au point d'ergoter sur la notion de vérité, c'est que " vous êtes dans une très mauvaise posture ".

Lorsque le journaliste l'interroge sur la tenue d'une réunion qui aurait eu lieu à la Trump Tower en 2016, Rudy Giuliani reconnaît: "Et bien la réunion était à l'origine destinée à obtenir des informations sur (Hillary) Clinton". C'est cette même personne qui a déjà affirmé que les faits étaient " une question de perception ".

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