Au Mont-Blanc, un maire en colère

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Dans la liste, il pointe notamment un groupe de touristes d'Europe de l'Est qui a porté des coups à un guide, un autre qui a planté sa tente en toute tranquilité au sommet ou encore cet homme qui a tenté de pousser son chien à gravir le mont. Dans un communiqué aux allures de coup de gueule publié sur son compte Twitter, le maire de la commune de Saint-Gervais en Haute-Savoie, Jean-Marc Peillex, tire la sonnette d'alarme sur une situation qui ne plus peut plus durer à ses yeux. ", s'interroge Jean-Marc Peillex, également conseiller départemental du Mont-Blanc, dans un communiqué en forme de ras-le-bol, listant les pires attitudes rapportées par des guides et autres témoins". Dans un tweet, il assène: "Les bouffons sont toujours sur le #montblanc".

Le "couloir du Goûter" sur la voie normale d'accès au Mont-Blanc. Cet été, un guide s'est fait insulter dans le refuge du Goûter pour avoir faire remarquer qu'un piolet devait être remisé dans le local crampons. Un troisième est volontairement bousculé sur l'arrête des Bosses par quatre Espagnols mal encordés et mécontents de s'être fait doubler. Plus loin, un abri de détresse est rendu inaccessible, "privatisé" par une vingtaine de personnes.

JEAN-MARC PEILLEX. Cela fait quinze ans que je demande de réguler l'accès au Mont-Blanc qui est devenu aujourd'hui une ascension d'urbains, de touristes qui ne comprennent pas qu'en haute montagne, il y a des règles à respecter. "Ce ne sont pas moins en moyenne de 80 alpinistes par jour qui se sont empressés de monter au refuge du Goûter du 5 au 14 août ", relève-t-il, une période pendant laquelle la préfecture avait recommandé aux alpinistes de différer leur ascension en raison de la canicule qui provoquait de dangereuses chutes de pierres.

Et c'est sans compter les personnes qui tentent l'ascenssion du mont sans matériel adapté.

Depuis le début de l'été, un seul mort est à déplorer sur la voie normale menant au Mont-Blanc, contre douze en 2017 à la même époque sur l'ensemble des itinéraires vers son sommet.

L'aiguille verte du Mont-Blanc.

Il promet donc de mener la fronde pour que le Mont-Blanc retrouve "sa dignité perdue".

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