Une poignée de néonazis seulement à Washington, des centaines de contre-manifestants

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L'organisation informelle "Unite the Right", qui était à l'origine du rassemblement de Charlottesville (Virginie), a reçu l'autorisation de réunir 400 personnes dans le square Lafayette, devant la résidence présidentielle, à partir de 17h30 et durant deux heures seulement. Parmi eux figurait Jason Kessler, organisateur de l'événement et déjà à l'origine du rassemblement de l'an dernier à Charlottesville.

Beaucoup reprochent à son père de n'avoir jamais condamné clairement ces mouvances depuis les incidents meurtriers du 12 août 2017 à Charlottesville (Virginie), dont des manifestants d'extrême droite entendent célébrer dimanche le premier anniversaire dans la capitale américaine.

"Antifa", militants du mouvement "Black Lives Matter " (contre les violences visant les noirs) ou simples citoyens venus exprimer leur rejet des néonazis, ils étaient des centaines dans le centre de Washington dimanche. "Contre les partisans de la suprématie blanche qui défilent, et contre la suprématie blanche dans la manière dont elle est ancrée dans cette institution", déclare l'une des organisatrices du rassemblement.

Un important dispositif policier a été mis en place, principalement pour empêcher les deux groupes d'entrer en contact, avec plusieurs artères interdites à la circulation. Certains avaient commencé à se rassembler dès le début d'après-midi, brandissant notamment des pancartes disant "Non aux nazis, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste". Les armes à feu avaient été interdites sur les lieux de la manifestation, même pour les personnes ayant des permis.

Après le rassemblement, de nombreux internautes sympathisants d'extrême droite se sont moqués de Jason Kessler et ont questionné sa légitimité sur le réseau social Gab, réputé terrain d'expression de l'"alt-right", la droite dure américaine.

Il y a un an à Charlottesville, un suprémaciste blanc, James Fields, originaire de l'Ohio, avait précipité son véhicule sur des contre-manifestants antiracistes, tuant Heather Heyer, 32 ans.

Des manifestants contre des sympathisants néonazis, le 12 août 2018 à Washington.

Les suprémacistes entendaient alors protester contre la décision de la mairie de Charlottesville de déboulonner une statue du général Robert Edward Lee, le chef de l'armée confédérée pendant la guerre de Sécession, dans un parc de la ville.

Ivanka Trump a de son côté écrit sur Twitter qu'il n'y avait "pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néonazisme dans notre grand pays".

Samedi, Donald Trump a dit, dans un tweet, "condamner tous les types de racisme et actes de violence". Charlottesville en état d'urgence À Charlottesville, même si aucune manifestation n'a été autorisée, les autorités ont pris d'importantes mesures de sécurité, après avoir été débordées lors des heurts du 12 août 2017.

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