Turquie : les banques européennes victimes collatérales de la crise

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Les tensions entre les Etats-Unis et la Turquie se sont accentuées depuis le placement en résidence surveillée d'un pasteur évangéliste américain, Andrew Brunson, soupçonné de terrorisme par les autorités turques, et les discussions des derniers jours n'ont pas permis d'apaiser la situation. "(.) En évoquant Dieu alors que la Turquie s'enfonce dans une crise de change, Erdogan n'a clairement pas trouvé les mots adéquats pour rassurer les marchés.", analysait ce matin Aurel BGC.

Bilan de ce vendredi? Il est maintenant plus proche des 5.400 points, puisqu'il culmine à 5.414 points.

Du côté des statistiques du jour, les opérateurs ont néanmoins pu prendre connaissance d'une donnée d'envergure, après une semaine calme sur ce point: l'inflation aux États-Unis pour le mois de juillet.

"Les indicateurs montrant un resserrement du marché du travail et une nette hausse des prix à la production sous-jacents en juillet (aux Etats-Unis-ndlr) soutiennent le dollar", explique Neil Wilson, analyste de Markets.com. En rythme annuel, c'est-à-dire par rapport à juillet 2017, l'indice des prix a augmenté de 2,9% en données brutes et de 2,4% hors éléments volatils le mois dernier.

"L'aversion au risque reprend le contrôle, exerçant une pression sur les devises des marchés émergents tout en laissant s'apprécier le dollar, valeur refuge, et le franc suisse", commente Antje Praefcke, chargé de la stratégie changes chez Commerzbank. La monnaie unique européenne s'échange en effet contre 1,1406 dollar.

La défiance des investisseurs à l'égard des banques s'est accélérée vendredi après que le Financial Times a révélé les inquiétudes de la Banque centrale européenne sur l'exposition de certains établissements à la Turquie.

Sur le plan des valeurs, BNP Paribas cédait 3,73 % à 52,16 euros, Société Générale -3,01 % à 36,03 euros et Crédit Agricole -2,29 % à 12,15 euros.

Dans l'actualité, Thales (-0,3%) et Gemalto (-0,3%) ont confirmé ce matin que la période d'acceptation de l'offre du premier sur le second était à nouveau prolongée: elle s'achèvera deux semaines après la satisfaction ou la renonciation à la condition suspensive relative aux autorisations règlementaires. Comme prévu, l'opération devrait être réalisée peu de temps après l'obtention de toutes les autorisations règlementaires, ce qui est envisagé avant la fin de l'année 2018. Le titre est en hausse ce matin à Paris: +3%. Le titre a néanmoins passé la journée mal orienté: -1,9% à la clôture.

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