Pourquoi le chargeur universel est dans l'impasse — Téléphonie

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"Au vu des progrès insatisfaisants de cette démarche volontaire, la Commission lancera bientôt une étude d'impact pour évaluer les avantages et les inconvénients des différentes possibilités", a déclaré mardi la Commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestage. Si l'UE en venait effectivement à forcer l'adoption d'un chargeur unique pour smartphones, l'objectif serait - au-delà d'un simple confort d'utilisation - de limiter la quantité de déchets électroniques produite. Mais, peut-être plus pour longtemps. Un statu quo qui commence sérieusement à agacer la Commission qui a décidé de reprendre le dossier en main.

Cela fait 10 ans que ça dure. Celui-ci est au centre de plus en plus d'appareils et offre de meilleures capacités de rechargement tout en étant capable de faire transiter des données comme un flux vidéo. Pour mettre la pression sur la première entreprise à dépasser les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, le Parlement européen avait adopté, en 2014, une directive imposant la mise en œuvre d'un chargeur universel pour tous les supports (smartphones, tablettes...) sous deux ans avec une année supplémentaire accordée aux fabricants. Mais, il n'y a rien de neuf. Apple, qui se fait une petite fortune grâce aux ventes d'accessoires Lightning, va probablement se battre contre l'instauration d'une éventuelle mesure coercitive. Mais au bout du câble, beaucoup ont encore un embout spécifique pour leur smartphone.

En face, Margrethe Vestager compte bien prendre le problème à bras le corps. En 2015 en effet, les principaux constructeurs ont signé un deuxième protocole d'accord dans lequel ils ont convenu de "passer progressivement à la nouvelle solution commune pour les smartphones basés sur USB Type-C".

On apprend en outre qu'après l'expiration de cet accord, en 2012, plusieurs de ces 14 compagnies avaient signé des lettres d'intentions réaffirmant leur volonté d'aller dans le sens d'un chargeur unique.

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