Un petit village français veut son train du futur — Hyperloop

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Le secret de ce train ultrarapide: faire circuler des capsules pressurisées, ou "pods", dans des tubes à basse pression pour s'affranchir des frottements aérodynamiques et frôler le mur du son. Il s'agit d'un concept de train hyper rapide, frôlant les 1000km/h, pouvant théoriquement relier San Francisco et Los Angeles (550km) en une demie-heure. En effet, c'est là-bas que ce projet dingue d'un train voyageant à 1.000km/h, dans de drôles de cylindres sera officiellement testé sur une piste de près de 3km.

TransPod, la société canadienne porteuse du projet, va déposer vendredi, 10 août 2018, la demande de permis de construire de son futur centre d'essais.

C'est sous l'impulsion, fin 2017, d'un groupe d'entrepreneurs et d'élus du Limousin, réunis au sein de l'association Hyperloop Limoges, que TransPod a été démarché. La piste d'essai consiste en un tube sur pylônes long de trois kilomètres en ligne droite, construit sur une ancienne voie ferrée mise à disposition par le conseil départemental. Un projet d'autant plus bénéfique qu'il ne coûte pas un centime au département: Transpod a financé son idée par une levée de fonds auprès d'investisseurs privés à hauteur de 50 millions d'euros.

La piste devrait ainsi permettre "de tester en conditions réelles, à échelle un demi, la technologie hyperloop", affirme Sébastien Gendron. Si le permis de construire est bien obtenu, les travaux, estimés à 21 millions d'euros, devraient commencer dès cette année. Des projets similaires à l'hyperloop sont développés dans le monde avec des investisseurs comme Elon Musk (Tesla) ou Richard Branson (Virgin), ce dernier étant à la tête du Virgin Hyperloop One. Une véritable course contre la montre vers le progrès.

Un outsider qui doit également compter sur un autre concurrent de taille à seulement quelques centaines de kilomètres de là. Cette dernière a installé un centre de recherche à Toulouse (sud-ouest de la France), sur l'ancien terrain militaire de Francazal.

L'objectif d'une ligne commerciale ouverte en 2030 Portés par des investissements nord-américains et italiens, Sébastien Gendron et Ryan Janze, son associé scientifique, se fixent comme objectif d'ouvrir une première ligne commerciale à 1 000 km/h autour de 2030.

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