Le cadavre d'un enfant retrouvé dans un "campement de l'horreur" — Nouveau-Mexique

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Un enfant est toujours recherché. Onze enfants âgés d'un à 15 ans ont été délivrés d'un taudis tenu par des hommes armés, dans l'État américain du Nouveau Mexique, a annoncé samedi 4 août la police locale sur Facebook.

"En 30 ans de métier, je n'ai jamais vu cela". Sur place, les policiers découvrent "la pauvreté et les conditions de vie les plus tristes" dans lesquels vivent les enfants.

"Deux hommes avaient été arrêtés vendredi dans le cadre d'une opération de recherche qui durait depuis plusieurs mois pour retrouver un enfant, a relevé le bureau du shérif du comté de Taos". Les cinq adultes et 11 enfants "ressemblaient à des réfugiés du tiers-monde", d'après la police, "sans nourriture ou eau fraîche" et "sans chaussures, sans hygiène personnelle et vêtus essentiellement de chiffons sales", ajoutant que le spectacle était "déchirant". Les recherches ont commencé l'année dernière à Jonesboro, en Géorgie, lorsque Siraj Wahhaj, 39 ans, a été accusé d'avoir enlevé son enfant, qui n'a jamais été retrouvé. A ce moment-là, aucun élément ne les pousse à perquisitionner le camp situé sur la commune d'Amelia, mais plus tôt dans le mois d'août, les policiers de l'Etat de Géorgie transmettent un message à ceux du comté de Taos, au Nouveau Mexique: "Nous avons faim et avons besoin de nourriture et d'eau", est-il écrit sur ce message transmis par une personne inconnue.

Le shérif Hogrefe avait obtenu le 2 août un mandat de perquisition pour un "campement de fortune entouré de pneus et d'un chemin de terre", où Wahhaj était soupçonné de se cacher en compagnie d'un autre homme: Lucas Morten.

L'habitation est décrite comme "une caravane étroite, enterrée dans le sol, couverte de plastique, sans eau, canalisations ou électricité".

"Nous sommes affamés " Le "complexe de fortune" où vivaient les enfants, entouré de pneus et d'un mur de terre.

La perquisition menée par une dizaine d'officiers a eu lieu ce vendredi 3 août.

À l'intérieur, deux hommes armés d'un fusil d'assaut AR-15, et quatre pistolets chargés, qui ont refusé d'obéir aux injonctions verbales avant d'être neutralisés. Suspectées d'être les mères des enfants, les trois femmes ont également été interpellées pour être interrogées.

Siraj Wahhaj, dont le père est un imam respecté de la communauté new-yorkaise, "représente un grand danger pour les enfants rescapés sur la propriété ainsi qu'une menace pour l'ensemble de la communauté en raison de la présence d'armes à feu et de son intention d'utiliser ces armes de manière violente et illégale", a fait savoir le procureur Hasson, en charge de l'enquête.

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