Spotify ne porte pas non plus Alex Jones dans son cœur

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Ces mesures interviennent après des mois de critiques visant les réseaux sociaux, accusés de ne pas en faire assez pour combattre la désinformation et les discours incitant à la haine.

Si la Constitution américaine est censée garantir à ses citoyens la liberté d'expression, notamment en interdisant toute forme de censure gouvernementale, les récentes mesures prises par les géants du web à l'encontre d'Alex Jones s'inscrivent dans ce que certains qualifient d'une démarche commune.

Ces derniers jours n'ont pas été excellents pour Alex Jones, un Américain qui a fondé Infowars et qui est adepte des théories du complot.

Fondateur du site InfoWars, Alex Jones est une personnalité médiatique affiliée à l'extrême droite, devenue une célébrité à la faveur de propos et théories conspirationnistes sur la fusillade de Sandy Hook, en 2012.

L'homme prétendait que la tuerie, qui a coûté la vie à 20 enfants et à 6 adultes, était une mise en scène.

Plusieurs familles ont assigné Jones en justice, l'accusant d'avoir propagé ces théories pour accroître son audience et ses revenus.

Facebook a souligné qu'il retirait quatre pages liées à Alex Jones non pas parce qu'elles diffusaient de fausses informations mais parce qu'elles avaient "enfreint à plusieurs reprises" les règles de la plateforme en "glorifiant la violence" et en "employant un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées", précise le Los Angeles Times.

Depuis, Alex Jones a mis en ligne du contenu supplémentaire sur Facebook, lequel a amené le groupe à suspendre les quatre principales pages du polémiste d'extrême droite. Le fait que Spotify ferme les yeux aussi longtemps sur les contenus diffusés par le Texan sur sa plateforme a irrité de nombreux utilisateurs qui ont menacé de quitter la plateforme si elle continuait à publier les podcasts d'Alex Jones.

Sollicité par l'AFP au sujet d'Alex Jones, Twitter n'a pas donné suite. Les autres plateformes ont suivi le mouvement, tels des dominos.

Particulièrement connu pour être à l'origine du controversé site de droite alternative InfoWars, Alex Jones a récemment essuyé une série de coups infligés par les plateformes sur lesquelles il avait l'habitude de s'exprimer.

"Cette purge était une action coordonnée et n'avait rien à voir avec l'application des règles sur les propos haineux", a affirmé l'agitateur, très en colère, dans son émission de lundi. "Les géants de la tech se sont entendus contre les conservateurs", a ainsi titré le site Gateway Pundit. "Qui tire les ficelles en coulisse?".

"CNN et les démocrates poussent les +Big Tech+ à censurer ceux qui les critiquent", a écrit, sur le site Breitbart, le journaliste Allum Bokhari pour qui la séquence de lundi "montre à quel point la concentration du pouvoir est passé du gouvernement aux Big Tech".

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