Des algues dans l'assiette, oui, mais attention à l'excès d'iode

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Mais l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a tenu à rappeler sur son site, mardi 7 août, que la consommation d'algues comporte aussi un risque.

Tendance culinaire bénéfique pour la santé, les algues marines agrémentent les salades, sauces et poissons. La présence variable d'iode dans ces produits peut entraîner des risques pour le fonctionnement de la thyroïde, du cœur et des reins. Mais elles doivent être consommées avec modération, recommande l'ANSES.

Point notoire, la teneur en iode de chacune des espèces dépendrait en fait de 3 critères: " les conditions de production, le procédé de transformation des ingrédients ou des aliments", ou encore "le type de préparation à base d'algues (poudre, extrait) utilisé dans les compléments alimentaires". "Ce qui peut présenter un risque, c'est le cumul des apports en iode", confirme l'experte.

L'Anses déconseille donc la consommation d'algues aux personnes présentant un dérèglement de la thyroïde, une maladie cardiaque, ou une insuffisance rénale.

Un cumul dangereux. De plus, les parents doivent rester "prudents sur la consommation de produits à base d'algues de leurs enfants, les données étant insuffisantes pour mesurer le risque encouru", ajoute l'agence sanitaire. Le marché est en constante progression, et l'offre de plus en plus variée (conserve, tartares, condiments, tisanes, biscuits, boissons...). Les femmes enceintes et allaitantes sont également invitées à ne pas en manger, hors avis médical. Les algues sont aujourd'hui proposées un peu partout en France, fraîches, séchées ou encore en compléments alimentaires, parées de nombreuses vertus qui vont du faible apport en calories à leur richesse en protéines, en vitamines et minéraux.

Certaines algues particulièrement riches en iode ont été identifiées, telles que les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l'algue rouge Gracilaria verruqueuse. En ce qui concerne les compléments alimentaires, "la réglementation française a fixé la dose journalière maximale d'iode à 150 µg", précise l'Anses. Cette teneur en iode doit alors être adaptée selon la tranche d'âge du consommateur.

De façon générale, l'Agence recommande aux consommateurs de privilégier les circuits d'approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics pour tous les aliments et les compléments alimentaires à base d'algues et de se méfier des commandes sur Internet où il n'y a aucune garantie sur l'innocuité des produits.

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