La crainte d'une sortie sans accord agite le Royaume-Uni — Brexit

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Or, on n'en prend manifestement pas le chemin. Liam Fox, le ministre britannique du Commerce international, estime que la perspective d'un Brexit sans accord gagnait du terrain; il l'évalue même à "60/40", en rejetant la faute sur l'Union européenne et "l'intransigeance de la Commission " qui "nous pousse vers une sortie sans accord ". Liam Fox reproche notamment à Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, de rejeter les propositions britanniques au prétexte qu'elles n'auraient jamais été mises en place auparavant.

Présenté en juillet, le plan de Chequers prévoit la création d'une zone de libre-échange pour les biens et produits agricoles entre le Royaume-Uni et l'UE, et un maintien initial de l'alignement réglementaire de Londres sur Bruxelles dans ces domaines. Il a souligné jeudi 2 août que si "nous sommes déjà d'accord sur 80% de l'accord de retrait (...) nous devons encore trouver un accord sur des points importants" comme la question de la frontière entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande qui reste dans l'UE [Les Echos].

La Croix explique que ce scénario, "qui avait provoqué la démission de deux poids lourds du gouvernement britannique", David Davis et Boris Johnson, est toujours critiqué "jusque dans les rangs de la majorité". Dans cette interview accordée au Sunday Times, le ministre estime que "si les Européens n'aiment pas la proposition que nous avons mise sur la table, alors il leur revient d'en formuler une que nous pourrions accepter ". Ainsi, "il ne peut y avoir qu'une seule issue": "je pense que l'intransigeance de la Commission européenne nous pousse vers une sortie sans accord", a-t-il affirmé.

Liam Fox, le secrétaire d'Etat britannique au Commerce international.

A moins de huit mois de la date prévue pour l'entrée en vigueur du Brexit, aucun accord ne semble en vue et le gouvernement britannique n'écarte pas la possibilité d'un départ de l'UE sans accord. Ils ne sont plus que 22% à estimer au contraire qu'elle obtiendra un bon accord (ils étaient 55% de cet avis au premier semestre 2017).

Theresa May a eu un entretien suivi d'un dîner privé vendredi avec Emmanuel Macron au Fort de Brégançon.

Le président français reçoit sur la Côte d'Azur Theresa May pour s'entretenir des négociations sur le Brexit, qui patinent à l'approche du divorce entre Londres et l'Union européenne.

L'Europe souffrira si "le Brexit se termine mal", a-t-il prévenu.

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