Brexit : le risque "élevé" d'une absence d'accord

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Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à ce que les responsables monétaires britanniques relèvent le taux directeur mais à une majorité de sept voix pour et deux contre.

La banque centrale a aussi décidé, toujours à l'unanimité, de laisser son programme de rachats d'actifs à 435 milliards de livres sterling et celui de rachats d'obligations d'entreprises non financières à note de crédit 'investissement', jusqu'à 10 milliards.

Dans son rapport trimestriel sur l'inflation, la Banque d'Angleterre est néanmoins revenue à ses prévisions de croissance de février pour 2019, avec 1,8% de croissance attendu.

La croissance de l'économie britannique a ralenti depuis le vote en faveur du Brexit en juin 2016.

Le comité confirme toutefois que les futurs resserrements monétaires seront "limités " et menés à un "rythme graduel " tandis que les perspectives économiques pourraient être influencés par la réaction des ménages, des entreprises et des marchés aux évolutions au sujet du Brexit.

Elle a dit que l'inflation devrait se situer à 2,09% à un horizon de deux ans, légèrement au-dessus de son objectif de 2%. La BoE table sur une croissance de 1,8 % cette année, une prévision qui avait abaissée à 1,7 % en mai. Elle n'a pas modifié sa prévision pour l'an prochain, à 1,4 %, soit un net ralentissement. Il a déjà signalé que les perspectives de remontée des taux ne seraient plus de mise en cas de Brexit sans accord.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, s'est inquiété vendredi du risque "désagréablement élevé" d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne sans qu'un accord ait pu être trouvé sur les relations entre Londres et Bruxelles après le Brexit.

Certains investisseurs ont aussi mis en avant la montée des tensions commerciales pour expliquer la prudence de la BoE.

Dans le communiqué sur sa décision de la politique monétaire, la banque centrale déclare qu'elle constate "des premiers signes suivant lesquels les politiques protectionnistes actuelles et envisagées commencent à avoir un effet négatif" sur le commerce mondial.

La Banque d'Angleterre a décidé à l'unanimité et sans surprise de relever son taux d'intérêt, pour la deuxième fois depuis la crise financière, se gardant des marges de manœuvre pour affronter les potentielles turbulences du Brexit.

En attendant le Brexit, et pour assurer sa crédibilité, la banque centrale anglaise a relevé de 0,5 à 0,75% ses taux directeurs.

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