Pour revenir en Chine, Google teste un moteur de recherche censuré

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L'entreprise américaine se préparerait à lancer une version censurée de son moteur de recherche en Chine, a révélé The Intercept.

Un retour qui ne pourrait se faire que si la firme de Mountain View ne consent à censurer son moteur de recherche. Face aux cyberattaques dont il était victime et pour protester contre la censure, Google avait fermé la version chinoise de son moteur de recherche en 2010 et plusieurs de ses services y sont depuis bloqués.

Selon lui, des termes concernant les droits de l'homme, la démocratie, la religion et les manifestations intègreront une liste noire, tandis que l'application identifierait et filtrerait les sites internet bannis par les autorités communistes.

Selon The Intercept, des équipes de programmeurs et d'ingénieurs de Google ont été impliquées dans la création d'une application personnalisée pour la Chine depuis le printemps 2017.

Selon les informations du média américain, cela fait désormais un an que Google travaille sur l'application, si bien qu'il aurait aussi rencontré les régulateurs afin de discuter du projet. Pour Patrick Poon, chercheur pour Amnesty International: "L'arrivée d'un moteur de recherche Google en Chine serait un désastre pour la liberté sur Internet". Ce dernier pourrait être lancé dans les 6 à 9 prochains mois. "Cela a suscité pas mal d'angoisse en interne". Néanmoins, il semblerait que ce moteur de recherche ne constitue pas le seul projet qui lie la Chine à Google à ce jour.

Microsoft est ainsi présent en Chine avec son moteur de recherche Bing. Il compte même environ 700 employés sur le sol chinois dispersés dans trois bureaux.

Les 750 millions d'interautes chinois auront peut-être eu raison des réticences morales de Google.

Sur un groupe de discussion utilisé par des Googlers, un employé a qualifié la situation de "nouveau Maven", en référence à la controverse au sein de l'entreprise plus tôt cette année sur la collabroration de Google avec l'armée américaine. Ces deux projets seraient réunis sous le nom de Dragonfly.

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