Erdogan dénonce la mentalité "sioniste" et "évangéliste" des USA — Pasteur américain

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"Les Turcs avaient été prévenus qu'il était temps qu'ils nous rendent le pasteur Brunson, et j'espère qu'ils vont voir" ces sanctions annoncées cette semaine "pour ce qu'elles sont, la preuve de notre grande détermination", a-t-il dit à des journalistes qui l'accompagnent en Asie, dont celui de l'AFP. Mais un tribunal d'Izmir (ouest) a rejeté ces requêtes mardi, selon Anadolu.

Accusé par les autorités turques d'activités "terroristes" et d'espionnage, le pasteur Andrew Brunson a été placé il y a tout juste une semaine en résidence surveillée après un an et demi de détention.

Il est accusé par les autorités turques d'avoir agi pour le compte du réseau du prédicateur Fethullah Gülen auquel Ankara impute, malgré les dénégations de ce dernier, le putsch manqué, mais aussi pour celui du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes).

Süleyman Soylu et Abdulhamit Gül ont dirigé des organisations gouvernementales turques responsables de violation des droits de l'homme, estime le Trésor pour justifier ces mesures.

Le pasteur Brunson, qui réside en Turquie depuis une vingtaine d'années et dirigeait avant son arrestation une petite église protestante à Izmir, nie en bloc les accusations.

Mais son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a répliqué en affirmant qu'il ne pourrait pas "obliger la Turquie à reculer avec des sanctions".

Cette affaire a contribué à tendre les relations entre Ankara et Washington, le président américain Donald Trump ayant appelé plusieurs fois à sa libération.

Après l'annonce de la saisie des biens et avoirs de deux ministres turcs impliqués dans la détention du pasteur Brunson, Ankara a assuré que des mesures "réciproques" seraient prises "sans délai".

"Il ne fait aucun doute que cela va grandement endommager les efforts constructifs déployés en vue de régler les problèmes entre les deux pays", a réagi le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

Par ailleurs, l'incarcération par la Turquie de deux employés locaux des missions américaines et le placement en résidence surveillée d'un troisième ont contribué à tendre les rapports bilatéraux.

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