Retrait de certains médicaments contre l'hypertension

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En effet, certains médicaments à base de valsartan, une molécule utilisée pour les traitements en cas d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle ou encore après un infarctus cardiaque ont été rappelés par précaution début juillet. Il s'agit de la présence d'une impureté dans le principe actif, le valsartan donc, fabriqué par la société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals.

Environ la moitié des médicaments à base de valsartan sont concernés par ce défaut de fabrication. L'ANSM a, depuis mardi 24 juillet, mis en place un numéro vert pour répondre aux interrogations, le 0 800 97 14 03. La production de valsartan par le fabricant chinois a été arrêtée, et les médicaments contenant cette substance active qui sont commercialisés en France ont été placés en quarantaine à la fin du mois de juin. Une enquête est en cours au niveau européen. C'est l'Agence européenne du médicament (EMA) qui, la première, a signalé cette anomalie dont l'origine remonterait à 2012, selon l'Agence française du médicament (ANSM).

Il fallait être soi-même averti pour prendre son téléphone et tenter d'avoir des explications auprès de son médecin ou de son pharmacien. Ainsi neuf laboratoires sont concernés par le retrait des produits dans les pharmacies, Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus. Les autres médicaments à base de valsartan, non impactés par ce défaut, restent quant à eux disponibles en pharmacie. En revanche, l'arrêt brutal du traitement peut s'avérer dangereux pour le patient car il peut causer des poussées hypertensives, des décompensations cardiaques et des accidents neurologiques.

"Le message important, c'est qu'il n'y a pas de risque immédiat, aigu pour la santé des patients (qui prennent les médicaments concernés, ndlr)". "Ce numéro vert est accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9h à 19h", a-t-elle précisé.

Les documents d'information et la liste des médicaments (ceux qui sont concernés et ceux qui ne le sont pas) sont consultables en ligne sur le site de l'ANSM.

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