La Chine dénonce le protectionnisme et les dangers d'une guerre commerciale

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Les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud (BRICS), se sont réunis du 25 au 27 juillet 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour un sommet annuel hautement stratégique.

Xi Jinping, en ouverture du sommet des grands pays émergents, a fustigé le protectionnisme américain.

"Le système de commerce multilatéral fait face à des défis sans précédent", ont-ils encore relevé, "soulignant l'importance d'une économie mondiale ouverte qui permette à tous les pays et tous les peuples de partager les bénéfices de la mondialisation". L'idée est de mettre en place un partenariat avec les cinq pays émergents. Après les taxes douanières sur l'acier et l'aluminium visant surtout la Chine, les États-Unis menacent désormais de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l'Iran et de taxer de façon punitive la totalité des importations chinoises. "Nous sommes confrontés à un choix entre coopération et confrontation", a insisté le numéro 1 chinois.

Les Etats-Unis accusaient en 2017 un déficit commercial de 376 milliards de dollars avec la Chine.

'Il est nécessaire que les Brics renforcent leur partenariat stratégique' pour faire 'de la prochaine décennie une autre décennie en or', a-t-il estimé.

Son homologue russe l'a suivi, estimant que les Brics jouaient 'un rôle unique dans l'économie mondiale'.

"Ils contribuent à hauteur de 42% au PIB mondial et cette part ne cesse de croître", s'est félicité Vladimir Poutine.

En dépit de leurs positions opposées, Ankara et Moscou coopèrent étroitement sur le dossier syrien depuis l'an dernier.

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